Comment négocier votre loyer à la baisse ?
Le logement représente une part conséquente de vos dépenses mensuelles. Vous... Voir plus
Instauré dans les communes volontaires afin de préserver le pouvoir d’achat des locataires, l’encadrement des loyers reste encore largement ignoré. En effet, près de 32 % des annonces immobilières dépasseraient le plafond autorisé, selon la Fondation pour le logement [1]. Vous habitez un meublé en Île-de-France, sur la côte basque ou dans les Alpes, et vous vous demandez si le loyer de ce dernier est conforme à la réglementation ? Découvrez comment fonctionne l’encadrement des loyers pour les meublés et comment vérifier que votre propriétaire respecte la loi.
L’encadrement des loyers est un dispositif réglementaire qui plafonne le loyer maximal qu’un propriétaire a le droit de demander pour un logement loué nu ou meublé.
Il existe deux dispositifs légaux pour encadrer les loyers :
Dans les zones soumises à l’encadrement, le propriétaire ne fixe pas librement le montant du loyer. Le loyer appliqué ne doit ainsi jamais dépasser le loyer de référence majoré, qui constitue le plafond légal.
Deux autorités interviennent dans la fixation de ce cadre réglementaire :
Concrètement, le préfet établit chaque année, par arrêté, trois niveaux de loyers de référence, à partir des données observées sur le marché locatif local.
Les loyers de référence sont exprimés au mètre carré et calculés à partir des loyers observés pour les logements nus. L’arrêté préfectoral prévoit ainsi une majoration spécifique pour les locations meublées. Celle-ci est destinée à prendre en compte la présence du mobilier et des prestations associées.
Ainsi, le plafond de loyer applicable à un logement meublé est généralement plus élevé que celui d’un logement vide équivalent, mais il demeure strictement encadré par la réglementation en vigueur.
Votre propriétaire est autorisé à fixer un loyer supérieur au loyer de référence majoré en appliquant un complément de loyer. Mais il doit pour cela justifier de critères de confort ou de localisation plus élevés que les autres biens similaires situés dans le même quartier. Il peut s'agir :
En revanche, le bailleur ne peut pas appliquer un complément de loyer en invoquant :
Tous les logements meublés ou nus ne sont pas concernés par l’encadrement des loyers. Pour bénéficier de ce dispositif, vous devez remplir plusieurs conditions.
L’encadrement des loyers s’applique aux :
Attention, sont concernés uniquement les baux signés à compter de l’entrée en vigueur du dispositif dans la ville concernée.
L’encadrement des loyers fonctionne seulement en zone tendue, c’est-à-dire là où il existe un très fort déséquilibre entre l’offre et la demande locative, ainsi que dans les communes volontaires.
En Île-de-France, l’encadrement des loyers est en vigueur :
En province, les loyers sont encadrés :
Dans les zones tendues, l’encadrement des loyers ne concerne jamais :
Le bailleur doit obligatoirement indiquer sur votre contrat de location :
Bon à savoir : Si votre bail ne comporte pas ces informations, vous pouvez envoyer une mise en demeure au propriétaire afin qu’il modifie votre contrat de location.
Vous avez aussi la possibilité de vérifier vous-même que le loyer mentionné sur le bail ou l’annonce immobilière est conforme :
Si votre propriétaire ne respecte pas l’encadrement des loyers, vous pouvez contester son montant. De plus, il risque une amende allant jusqu’à 5 000 € (ou 15 000 € s’il s’agit d’une personne morale) s’il ne se plie pas à la réglementation.
Si le loyer de base prévu dans le bail est supérieur au loyer de référence majoré, le locataire peut saisir la Commission départementale de conciliation. Il peut ensuite engager une action en diminution de loyer devant le tribunal judiciaire compétent.
Cette action est soumise à un délai de prescription de trois ans.
Vous estimez le complément de loyer injustifié ? Vous pouvez le contester dans les trois mois qui suivent la signature du bail. Pour cela, vous devez saisir la Commission départementale de conciliation. En cas d’échec de cette dernière, vous disposez de trois mois supplémentaires pour saisir le juge afin de demander l’annulation ou la réduction du complément de loyer.
En résumé
Dans certaines zones tendues, les logements meublés sont eux aussi soumis à l’encadrement des loyers. L’État fixe un loyer de référence majoré que le propriétaire n’a pas le droit de dépasser. S’il ne le respecte pas, le locataire peut saisir la commission départementale de conciliation afin d’obtenir une diminution du montant du loyer.
[1] https://www.fondationpourlelogement.fr/wp-content/uploads/2025/09/5e-barometre-encadrement-des-loyers.pdf
Explorer plus d'articles :
Comment négocier votre loyer à la baisse ?
Le logement représente une part conséquente de vos dépenses mensuelles. Vous... Voir plus
Dans quels cas un propriétaire peut-il augmenter le loyer ?
Locataire, mon propriétaire a-t-il le droit d’augmenter le montant du loyer de... Voir plus
Logement social : qui peut se porter garant ?
Vous vous apprêtez à signer le bail d’un HLM et l’organisme vous demande un... Voir plus