Budget 2026 : quelles nouvelles pour le statut LMNP ?

8 avril 2026

Deux personnes en train de déménager dans un appartement lumineux et spacieux avec parquet, illustrant les implications pratiques du statut LMNP en 2026. La femme, debout près d’une fenêtre, discute avec l’homme qui porte un grand carton de déménagement. L’espace est partiellement meublé avec des étagères en bois, des plantes vertes en pots et quelques cartons empilés au sol. Cette scène reflète les préparatifs pour la location meublée non professionnelle, un sujet clé lié aux évolutions fiscales et réglementaires du statut LMNP dans le budget 2026. Idéal pour comprendre les avantages et les démarches de mise en location sous ce régime.

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L’adoption du Budget 2026 n’a pas d’effet direct sur le statut LMNP qui conserve ses avantages fiscaux. Toutefois, la loi anti-Airbnb risque bien de plomber le marché de la location meublée de courte durée pour les logements de tourisme non classés. En effet, le plafond du régime micro-BIC est réduit par 5 et l’abattement forfaitaire est également fortement diminué. 

En matière d’investissement locatif meublé, les bailleurs peuvent bénéficier du statut de loueur meublé non professionnel (LMNP) ou de loueur meublé professionnel (LMP), selon le montant de leurs recettes locatives. 

Attention néanmoins, le statut LMNP concerne les propriétaires dont les revenus locatifs sont faibles à modérés.

Grâce à ses avantages fiscaux, il encourage l’investissement immobilier et a largement contribué au développement de la location meublée en France, notamment des meublés de tourisme. 

Toutefois, cela n’a pas été sans conséquence pour le marché du logement.

Dans certaines zones tendues, la multiplication des locations de courte durée a effectivement drastiquement réduit l’offre de logements disponibles pour les locations longues. Comme le rappelait le député socialiste Iñaki Echaniz en 2025 : « On arrive à des situations où des locaux ne peuvent pas vivre sur leur territoire », puisque les meublés de tourisme entrent en concurrence directe avec les logements destinés à la location classique. 

Face à ces enjeux, plusieurs députés ont proposé fin 2025 de faire évoluer le statut LMNP. Mais alors, que prévoit la loi de finances, finalement promulguée le 19 février 2026 ? 

On vous explique tout ce qui va changer (ou non) en 2026 pour le statut LMNP

Adoption du Budget 2026 : quels changements pour le statut LMNP ? 

Le gouvernement a engagé sa responsabilité en utilisant l’article 49.3 de la Constitution pour faire passer le Budget 2026. Les motions de censure déposées ayant été rejetées, la loi de finances est définitivement adoptée. Mais qu’en est-il pour le statut LMNP ?

Des avantages fiscaux maintenus

Iñaki Echaniz, en charge de l’évaluation du dispositif d’encadrement des loyers avec Annaïg Le Meur, fait partie des députés qui militent activement pour une évolution du statut LMNP. Il a ainsi déposé plusieurs amendements pour harmoniser les règles entre la location nue et la location meublée. Il souhaitait notamment qu’un plafond d’amortissement à 2 % soit défini. 

Au final, cet amendement n’a pas été retenu dans le texte final, ce qui permet ainsi au statut LMNP de conserver ses nombreux avantages fiscaux

  • Le régime réel simplifié permet de déduire l’ensemble des dépenses engagées pour l’exploitation du logement meublé afin de réduire le revenu imposable à déclarer à l’administration fiscale ;
  • Le taux d’amortissement actif pendant la détention du bien reste inchangé ;
  • L’exonération des plus-values immobilières est également inchangée et continue de favoriser la détention longue durée. 

La loi anti-Airbnb impacte les meublés de tourisme

La véritable réforme concerne les meublés de tourisme dont la fiscalité évolue

En effet, la loi anti-Airbnb a définitivement été votée et devient applicable avec les revenus locatifs perçus depuis le 1er janvier 2025, à déclarer au printemps 2026. 

En effet, le plafond du régime micro-BIC des locations saisonnières de type Airbnb passe de 77 700 € avec un abattement de 71 % à un plafond de 15 000 € avec un abattement de 30 %

À partir du moment où les revenus locatifs dépassent 15 000 €, les propriétaires bailleurs doivent donc obligatoirement passer au régime réel, ce qui implique de nouvelles contraintes comptables ainsi qu’un surcoût fiscal qui se répercute sur la déclaration d’impôt.

Êtes-vous concerné par la loi anti-Airbnb ?

Oui, si vous êtes propriétaire d’un meublé de tourisme non classé de type Airbnb, Booking, Abritel ou de toute autre plateforme qui ne bénéficie pas d’un classement officiel en étoiles. Cette évolution concerne également la location saisonnière des résidences secondaires, sauf si ces dernières possèdent un label qualité délivré par un organisme agréé.

Toutefois, vous conservez vos avantages fiscaux dans les cas suivants :

  • Meublé de tourisme classé de 2 à 5 étoiles par Atout France ou tout autre organisme accrédité ;
  • Location meublée de longue durée (bail d’un an, bail étudiant de 9 mois ou bail mobilité d’une durée de 1 à 10 mois).

Le statut LMNP est-il toujours attractif en 2026 ?

Avec l’évolution de la loi de finances, le statut LMNP peut-il toujours attirer les investisseurs à la recherche d’un régime avantageux et simplifié ? 

La création du statut de bailleur privé rend-elle le LMNP obsolète ?

Les avantages fiscaux du statut LMNP sont inchangés en 2026, sauf pour les meublés de tourisme non classés. Toutefois, la loi de finances prévoit la création d’un statut de bailleur privé courant 2026 avec amortissement pour la location nue. 

Ce nouveau statut peut-il rendre la location meublée moins attractive pour les investisseurs ? En réalité, ce dispositif d’investissement locatif n’enlève rien aux qualités du statut LMNP. Toutefois, il pourra peut-être permettre de redynamiser le marché de la location vide, considéré comme moins attractif que la location meublée pour les propriétaires en quête d’un investissement rentable. 

Cependant, le statut de bailleur privé repose sur des conditions d’éligibilité très strictes : 

  • La location nue à usage de résidence principale ;
  • Un engagement de location d’une durée de 9 ans minimum ;
  • Des loyers plafonnés ;
  • Des conditions de ressources pour les locataires.

Ne pas respecter ces règles aurait pour conséquence la perte de l’avantage fiscal prévu par la réforme. 

Porté par le ministre du Logement Vincent Jeanbrun, le nouveau dispositif peine à séduire les propriétaires. Selon une enquête menée par PAP auprès de 1 450 bailleurs, 83 % des sondés ont déclaré que le statut de bailleur privé ne les incite pas à investir dans un avenir proche. En cause ? La crainte d’une rentabilité insuffisante.

Faut-il envisager la revente de son logement meublé ? 

Vous possédez un logement meublé en location et vous vous demandez si la revente est une option ? Le dispositif actuel favorise la détention longue durée. 

En effet, vous pouvez bénéficier d’une exonération partielle sur la plus-value au bout de 22 ans, ainsi que d'une exonération totale au bout de 30 ans. 


En résumé, la revente d’un logement meublé en location n’est pas forcément une stratégie judicieuse en 2026. Mais pour faire le meilleur choix selon votre cas, rapprochez-vous d’un comptable ou d’un expert en fiscalité. Cedernier vous aidera à faire le point sur vos meilleures options.

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