Encadrement des loyers à Paris : que dit la réglementation ?
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Après plusieurs années marquées par un net ralentissement de l’activité, le marché immobilier parisien a amorcé un redressement progressif en 2025. Reprise des transactions, stabilisation des prix et tension locative persistante : l’année écoulée s’impose comme une période charnière pour les propriétaires bailleurs, les acheteurs et les investisseurs.
L’année 2025 a été marquée par la reprise des volumes de ventes sur le marché immobilier parisien. Les acquéreurs sont progressivement revenus sur le marché après une période d’attentisme.
Le nombre de compromis de vente signés dans la capitale est en effet supérieur de 12 % à celui de 2024, selon le réseau d’agences immobilières Laforêt [1]. La Chambre des notaires de Paris confirme aussi cette tendance, avec une augmentation de 12 % du nombre de transactions sur un an. [2]
Ce rebond s’explique principalement par deux facteurs :
Certaines mesures, comme l’extension du prêt à taux zéro et les exonérations temporaires sur les donations familiales, ont également contribué à soutenir la demande, en particulier chez les primo-accédants.
Au troisième trimestre 2025, le prix médian à Paris s’établit autour de 9 700 € par mètre carré, soit une hausse d’environ 1,8 % sur un an. Toutefois, cette évolution reste à relativiser : sur cinq ans, les prix affichent encore un recul de 7 %. [3]
Le marché immobilier parisien 2025 se caractérise surtout par de fortes disparités selon les arrondissements. Certains secteurs enregistrent effectivement une nette progression, tandis que d’autres poursuivent leur phase de correction.
| Arrondissement | Prix en 2025 | Évolution [4] |
| 1er | 12 070 € | - 8.2 % |
| 2ème | 11 580 € | - 0,6 % |
| 3ème | 12 440 € | + 4,3 % |
| 4ème | 12 750 € | + 1,7 % |
| 5ème | 11 430 € | - 2,1 % |
| 6ème | 14 030 € | + 2,5 % |
| 7ème | 14 464 € | - 2 % |
| 8ème | 11 870 € | + 9,8 % |
| 9ème | 10 205 € | + 2,2 % |
| 10ème | 9 120 € | + 1,9 % |
| 11ème | 9 610 € | + 1,9 % |
| 12ème | 8 810 € | + 3,8 % |
| 13ème | 8 890 € | + 5,2 % |
| 14ème | 9 386 € | + 4,1 % |
| 15ème | 9 249 € | + 5,8 % |
| 16ème | 10 550 € | + 2,3 % |
| 17ème | 9 950 € | + 1,7 % |
| 18ème | 8 734 € | + 1,9 % |
| 19ème | 7 810 € | + 1,3 % |
| 20ème | 8 230 € | + 2,2 % |
Les arrondissements de l’Est parisien, comme les 10e, 11e et 20e, se distinguent par leur dynamisme. Et le 11e arrondissement, apprécié pour sa vie de quartier et son attractivité locative, entraîne tout particulièrement dans son sillage les zones voisines.
Le 13e bénéficie quant à lui des projets d’aménagement urbain et de la modernisation de certains quartiers.
À l’inverse, plusieurs arrondissements centraux, comme les 1er et 2e, affichent une baisse des prix. Cette évolution s’explique par un ajustement du marché immobilier, après des années de valorisation très élevée, et des acheteurs devenus plus exigeants.
Si le marché de la transaction montre des signes de reprise, le marché locatif parisien demeure quant à lui sous très forte tension. En 2025, l’offre continue de se contracter.
Près de 8 000 logements sortiraient ainsi du parc locatif parisien chaque année [5]. Plusieurs phénomènes expliquent cette baisse : interdiction progressive de mise en location des passoires thermiques, arbitrages de propriétaires préférant laisser leur bien immobilier vacant, ou encore transformation de résidences principales en locations saisonnières.
Dans le même temps, la demande locative demeure extrêmement soutenue. Paris continue d’attirer étudiants, jeunes actifs et cadres, tandis que de nombreux ménages ont reporté leur projet d’accession à la propriété et sont restés locataires.
Conséquence directe, la vacance locative est quasi inexistante. Chaque annonce génère des dizaines de candidatures et les loyers ont progressé en moyenne de 1,3 % en 2025 [6], malgré l’encadrement des loyers. Évidemment, cette situation garantit des revenus locatifs sécurisés aux propriétaires bailleurs.
La rentabilité locative brute moyenne à Paris s’établissait autour de 3,3 % en 2025 [7]. Un niveau relativement faible comparé à d’autres grandes villes françaises, mais cohérent avec le positionnement patrimonial de la capitale.
Les petites surfaces (studios et deux-pièces) s'avèrent les plus recherchées, tant à l’achat qu’à la location. Il faut dire qu'elles offrent généralement un meilleur rendement et une rotation locative plus rapide, tout en limitant le risque de vacance locative.
La rentabilité dépend cependant fortement de la qualité du bien, de son étiquette énergétique et de la stratégie de gestion locative mise en place.
Pour 2026, les professionnels anticipent une hausse modérée des prix, comprise entre 2 et 3 %, ainsi qu’une demande locative toujours soutenue. Les taux d’intérêt devraient rester globalement stables, favorisant un marché plus fluide.
Les investisseurs devront toutefois se montrer vigilants face à plusieurs enjeux majeurs :
En effet, à compter du 1er janvier 2028, les logements classés F ne pourront plus être mis en location, et leurs loyers seront gelés. Les propriétaires concernés doivent dès maintenant intégrer ces contraintes dans leur stratégie et penser à effectuer les travaux nécessaires pour respecter les critères de décence énergétique.
Investir à Paris reste pertinent pour les acheteurs qui disposent d’un budget solide et qui recherchent un placement patrimonial sécurisé sur le long terme. En revanche, la capitale n’est pas adaptée aux stratégies de rendement élevé.
Certaines approches permettent toutefois d'améliorer la rentabilité locative :
En bref, le marché immobilier parisien de 2025 a marqué le retour d’un certain dynamisme. Malgré des contraintes réglementaires accrues, Paris conserve son attractivité et reste une valeur refuge pour les investisseurs à long terme, à condition d’adopter une stratégie adaptée et rigoureuse.
[1] https://www.forbes.fr/business/prix-en-hausse-desequilibre-offre-demande-augmentation-des-achats-bilan-du-secteur-immobilier-en-france/
[2] https://paris.notaires.fr/fr/presse/communication-immobiliere-mensuelle/le-marche-immobilier-francilien-au-3e-trimestre-2025-et-perspectives
[3] https://paris.notaires.fr/fr/presse/communication-immobiliere-mensuelle/le-marche-immobilier-francilien-au-3e-trimestre-2025-et-perspectives
[4] https://www.pap.fr/actualites/paris-le-top-des-arrondissements-ou-les-prix-ont-explose-en-2025/a29301
[5] https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/06/20/a-paris-la-penurie-de-logements-a-louer-s-aggrave_6614736_3224.html
[6] https://www.capital.fr/immobilier/prix-de-l-immobilier-a-paris-en-mai-2025-les-indices-a-l-achat-et-a-la-location-1512263
[7] https://e-immobilier.credit-agricole.fr/conseils/reglementation/encadrement-des-loyers-quel-rendement-locatif-paris
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