L’immobilier reste l’un des placements préférés des Français pour construire un patrimoine et générer des revenus complémentaires. Malgré une période de ralentissement entre 2022 et 2024, le marché immobilier montre, en 2026, des signes de reprise avec une hausse des volumes de transactions.
Lorsqu’on souhaite investir dans la pierre, une question peut se poser : vaut-il mieux acheter un bien locatif en direct ou investir dans des parts de SCPI, les sociétés civiles de placement immobilier ?
Ces deux stratégies fonctionnent de manière très différente. L’une implique d’acheter et de gérer un logement, quand l’autre consiste à investir dans une société qui détient un portefeuille immobilier. Dans les deux cas, il s’agit de placements à long terme.
Rendement, fiscalité, gestion et risques, chaque solution présente des avantages et des contraintes. Garantme vous partage ce qu’il faut savoir pour faire le bon choix !
Immobilier en direct : un investissement concret et maîtrisable
L’investissement immobilier en direct consiste à acheter un bien (appartement, maison ou immeuble) pour le mettre en location. L’objectif est de percevoir des loyers réguliers tout en bénéficiant de la valorisation du bien dans le temps.
Comment fonctionne l’investissement locatif direct ?
Très simplement, dans ce modèle, vous achetez un bien immobilier avec votre capital personnel, ou grâce à un crédit immobilier. Les loyers perçus permettent ensuite de générer des revenus et/ou de rembourser l’emprunt.
L’un des principaux avantages de l’investissement locatif est la possibilité de faire un crédit immobilier. Cela permet de vous constituer un patrimoine immobilier progressivement, sans mobiliser tout votre capital au départ. Avec le temps, le capital se rembourse et vous devenez pleinement propriétaire du bien.
Les avantages de l’immobilier locatif
Investir en direct offre plusieurs avantages.
En premier lieu, vous avez le contrôle total sur le bien immobilier. Vous choisissez l’emplacement, le type de logement, les travaux éventuels ou encore le locataire. Sur le long terme, ce bien peut prendre de la valeur, notamment dans les zones tendues comme Paris ou les grandes métropoles.
L’immobilier locatif permet également d’optimiser votre fiscalité. Selon qu’il s’agisse d’une location nue ou meublée, d’un régime réel simplifié ou régime réel normal, il est possible de réduire l’imposition sur les revenus locatifs perçus.
Enfin, vous percevez directement les loyers, en vous assurant un flux de revenus stable. Pensez à bien calculer la rentabilité de votre investissement locatif avant d’acheter ! Et pour sécuriser vos revenus, n’hésitez pas à prendre une Garantie Loyer Impayé comme celle que Garantme propose.
Les contraintes et les risques
En contrepartie, l’investissement locatif demande du temps et de la gestion. Il faut trouver un locataire, gérer les entrées et sorties, suivre les travaux et assurer l’entretien du logement. À cela s’ajoute le risque de vacance locative ou de loyers impayés.
Évidemment, il est possible de déléguer cette gestion à une agence immobilière moyennant rémunération.
Il se peut aussi que le bien ne prenne pas en valeur ou en perde au fil des ans, au point d'entacher votre rentabilité.
Heureusement, il existe d’autres façons d’investir dans la pierre, comme les SCPI.
Les SCPI : investir dans l’immobilier sans gérer de bien
Les SCPI, ou sociétés civiles de placement immobilier, permettent d’investir dans la pierre de manière indirecte, comptant ou à crédit. Les premières SCPI sont apparues dans les années 60 en France, en plein cœur des Trente Glorieuses et d’une période de crise du logement. Ces SCPI sont depuis régies par la loi n°70-1300 du 31 décembre 1970.
👉 Le saviez-vous ? Les SCPI font partie des investissements “Pierre Papier” (avec par exemple les organismes de placement collectif en immobilier (OPCI), les sociétés civiles immobilières (SCI) ou encore les sociétés d’investissement immobilier cotées). Le mot “Pierre” est en relation évidente avec les biens immobiliers. “Papier” fait, lui, référence au titre de propriété, associé aux parts de ces sociétés.*
Avec ce système, au lieu d’acquérir un logement directement, vous achetez des parts d’une société (la SCPI) qui détient et gère un parc immobilier constitué de biens divers (immeuble résidentiel, bureaux, entrepôts, commerces, etc.).
Vous devenez ainsi copropriétaire de ces biens, ce qui vous permet de réaliser des opérations immobilières que vous n’auriez pas pu faire seul(e) autrement. Bien sûr, comme pour tout investissement, il y a toujours un risque de perte en capital.
Comment fonctionne une SCPI ?
Voici comment résumer le fonctionnement d’une Société Civile en Placement Immobilier :
- Une SCPI collecte des capitaux auprès de différents investisseurs, comme vous, pour acquérir différents actifs immobiliers (bureaux, commerces, logements ou établissements de santé).
- La société de gestion s’occupe de tout (acquisition des biens, gestion locative, travaux et relation avec les locataires).
- Les loyers perçus sont ensuite redistribués aux investisseurs sous forme de revenus proportionnels au nombre de parts détenues (dividendes).
- La revente des parts, techniquement, peut se faire à n’importe quel moment. Toutefois, il est recommandé de conserver ses parts entre 8 et 10 ans minimum pour optimiser la rentabilité de l’opération financière. De plus, la revente peut prendre plusieurs semaines voire mois en fonction du marché (de nouveaux investisseurs doivent racheter vos parts).
Les avantages des SCPI
L’un des premiers atouts des SCPI reste leur accessibilité financière. Contrairement à l’achat d’un appartement, il est possible d’investir dès quelques centaines d’euros seulement.
La diversification du patrimoine est également un point fort. Une SCPI peut posséder plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d’actifs répartis sur différents marchés immobiliers. Cela permet de mutualiser le risque locatif. Si un locataire quitte un immeuble, l’impact sur les revenus est alors limité.
Autre avantage important, la gestion est totalement déléguée. L’investisseur n’a ni locataire à gérer ni travaux à superviser. En contrepartie, des frais de gestion sont à prévoir.
Certaines SCPI affichent par ailleurs des rendements attractifs sur le marché immobilier, avec des taux de distribution souvent supérieurs à ceux de nombreux placements financiers, entre 4 et 9 % pour les sociétés les plus performantes.
Les limites des SCPI
Malgré leurs atouts, les SCPI présentent aussi quelques limites.
D’abord, les frais de souscription peuvent être relativement élevés. Généralement, ils sont de 8 à 12 % du capital investi et sont appliqués au moment de la revente. C’est pour cela qu’il faut conserver vos parts assez longtemps pour amortir ces frais. Des modèles de SCPI sans frais de souscription sont apparus pour pallier ce problème, mais il y a alors des frais de pénalités en cas de sortie anticipée, généralement si celle-ci a lieu moins de 5 ans après l’achat.
Ensuite, la liquidité est plus limitée que pour d’autres placements financiers. La revente des parts dépend du marché et peut prendre du temps. Pensez à bien détailler le contrat et les conditions de revente !
Enfin, le rendement des SCPI reste lié aux performances du marché immobilier et à la qualité de la gestion de la société. Avant de choisir la SCPI, analysez finement la composition de son patrimoine ainsi que la réserve de liquidité de la société, indicateur de sa solidité financière. Cette réserve correspond à l’ensemble des fonds immédiatement disponibles pour faire face aux imprévus, sans avoir à vendre des actifs immobiliers. Elle permet par exemple d’assurer le versement des revenus, de couvrir les charges ou de répondre aux demandes de retrait des associés.
Tableau comparatif : SCPI VS investissement direct
Pour mieux comprendre les différences entre ces deux formes d’investissement immobilier, voici un tableau comparatif des principaux critères.
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Critères |
Immobilier en direct |
SCPI |
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Principe de l’investissement |
Achat d’un bien immobilier (appartement, maison, immeuble) mis en location. |
Achat de parts d’une société qui détient et gère un parc immobilier. |
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Accessibilité |
Nécessite souvent un capital important ou un crédit immobilier. |
Accessible avec quelques milliers d’euros. |
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Effet de levier du crédit |
Oui, l’emprunt permet de financer une grande partie de l’achat. |
Possible, mais moins fréquent selon les banques. |
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Gestion locative |
Gestion à la charge du propriétaire (locataires, travaux, entretien). |
Gestion entièrement déléguée à une société de gestion. |
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Diversification |
Limitée à un ou quelques biens immobiliers. |
Diversification sur de nombreux actifs et secteurs immobiliers. |
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Rendement moyen |
Variable selon l’emplacement et la stratégie locative. |
Généralement entre 4 % et 6 % selon les SCPI (voire jusqu’à 9 % pour les plus performantes). |
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Fiscalité |
Différents régimes possibles (revenus fonciers, LMNP, déficit foncier). |
Revenus fonciers soumis à l’impôt et aux prélèvements sociaux. |
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Liquidité |
Revente parfois longue selon le marché immobilier. |
Revente des parts possible, mais tout dépend du marché secondaire. |
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Risque locatif |
Vacance locative ou loyers impayés possibles. |
Risque mutualisé entre plusieurs locataires. |
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Temps à consacrer |
Gestion régulière nécessaire sauf si délégation à une agence (frais à prévoir). |
Très faible implication de l’investisseur. |
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Contrôle sur l’investissement |
Contrôle total sur le bien et les décisions. |
Aucune gestion directe du patrimoine immobilier. |
Investir dans une SCPI ou en direct : comment choisir selon votre profil ?
Pour savoir si vous devez investir en direct ou via une SCPI, interrogez-vous sur votre profil d'investisseur, selon votre capital et vos objectifs.
- Vous souhaitez garder un contrôle total sur votre patrimoine ? Privilégiez l’immobilier locatif en direct. Vous pouvez ainsi choisir le bien, faire les travaux que vous désirez et ajuster finement votre stratégie.
- Vous recherchez un placement plus simple en termes de gestion et accessible avec moins de capital ? Les SCPI peuvent être une solution pour investir en immobilier.
Une stratégie de diversification peut aussi consister à combiner les deux. Un investisseur peut détenir un appartement locatif tout en achetant des parts de SCPI pour diversifier son patrimoine et répartir les risques.
En bref, investir dans l’immobilier en direct ou via des SCPI repose sur deux logiques différentes, mais toujours avec un horizon à long terme afin de maximiser les rendements.
L’immobilier locatif offre un contrôle total sur l’actif et permet d’utiliser pleinement l’effet de levier du crédit. Les SCPI, de leur côté, permettent d’accéder à un patrimoine immobilier diversifié avec une gestion simplifiée. Signe de leur attrait, on compte de plus en plus de SCPI : elles étaient 181 fin 2017 et sont 232 fin 2025, d’après les chiffres de Aspim.fr.
Dans tous les cas, l’immobilier reste un placement solide pour construire un patrimoine et générer des revenus sur le long terme. Faites votre choix selon votre situation financière, votre horizon d’investissement et le niveau d’implication que vous souhaitez consacrer à la gestion de votre placement !
Sources : *https://www.corum.fr/glossaire/pierre-papier
