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Après plusieurs années de crise marquées par la hausse des taux, la chute des transactions et un attentisme généralisé, le marché montre des signes de reprise. Mais cette dynamique va-t-elle engendrer une augmentation ou une baisse des prix de l’immobilier pour 2026 ? Tour d’horizon des premières tendances, entre disparités territoriales, retour des acheteurs et nouvelles stratégies à adopter pour vendre ou acheter au bon moment.
Depuis le début de l’année 2026, les prix de l’immobilier enregistrent une hausse moyenne de 1,3 % sur un an [i], une progression inférieure à l’inflation (+ 2,1 %). Les prix stagnent en apparence. Mais derrière cette moyenne nationale se cache une réalité beaucoup plus contrastée selon les territoires, le type de bien et la tension du marché local.
Sur le marché parisien, où la rareté des biens reste structurelle et la demande toujours soutenue, le prix médian du mètre carré atteint 10 454 € en février 2026. Il s’établit à :
Toutefois, les évolutions varient fortement d’un arrondissement à l’autre. Si le 1er arrondissement enregistre une baisse de 1,4 % sur un an, certains secteurs connaissent une progression marquée :
Cette dynamique concerne aussi les biens immobiliers mal classés au DPE (diagnostic de performance énergétique). À Paris, la pénurie de petites surfaces l’emporte souvent sur le critère de performance énergétique. Les logements énergivores se vendent ainsi souvent au même prix que les appartements vertueux.
Les grandes villes françaises connaissent aussi des sorts variables. Certaines métropoles voient leur prix repartir :
Là encore, la rareté des biens explique cette croissance. D’autres facteurs (lignes à grande vitesse, héliotropisme et dynamisme économique) contribuent à une demande soutenue, et donc à une augmentation des prix de l’immobilier.
À l’inverse, d’autres métropoles voient les prix de l’immobilier baisser :
Cette chute traduit une correction : après des années de prix très hauts, le marché se rééquilibre. De plus, à Nantes et Lyon, la demande se reporte du centre-ville vers la première couronne, où les prix sont moins élevés et la qualité de vie plus appréciée.
Dans les zones dites détendues, en l’absence de bassin d’emploi dynamique ou de pôle d’attractivité majeur, les prix stagnent, voire reculent. L’évolution est nulle ou négative en ce début d’année 2026 dans des départements français comme l’Ariège, la Lozère, le Nord, le Pas-de-Calais ou l’Aisne,
La baisse des prix est particulièrement marquée pour les logements les plus énergivores, notamment les passoires thermiques, qui subissent la désaffection des acheteurs et les contraintes réglementaires.
L’année 2026 marque un véritable redémarrage de l’activité immobilière.
Le nombre de candidats à l’achat progresse (+ 18 %), tandis que le volume de biens immobiliers à vendre augmente également (+ 10 %). [v]
Ce double mouvement permet un rééquilibrage progressif entre l’offre et la demande, même si le rapport de force reste encore favorable aux vendeurs. La pénurie de logements, conséquence directe de la crise de la construction neuve de 2024-2025, continue de soutenir les prix.
Après plusieurs années de forte volatilité et malgré l’incertitude au niveau national et mondial, les taux d’intérêt des crédits immobiliers se stabilisent au-dessus de 3 %. Un taux bien inférieur à celui de 2023-2024, qui redonne du pouvoir d’achat aux acquéreurs et limite toute chute brutale des prix.
Enfin, le dispositif « Relance logement » et la création du statut du bailleur privé devraient faire revenir les investisseurs sur le marché. Les propriétaires-bailleurs ne représentaient que 17 % des acheteurs en 2024-2025 alors qu'ils effectuaient 25 % des transactions avant 2023. [vi]
Avec le retour des acheteurs, qu’ils soient primo-accédants ou non, 2026 présente un contexte favorable pour mettre en vente votre logement, surtout s’il s’agit d’un bien sans défaut, proposé au prix du marché. En effet, si les acquéreurs sont nombreux, ils sont aussi très informés et exigeants. Le plan pluriannuel de travaux pour la copropriété, les travaux à prévoir ou une taxe foncière élevée sont autant de freins à l’achat et/ou d’arguments pour négocier.
Pour les acheteurs, inutile d’espérer une baisse importante des prix de l’immobilier en 2026. Les experts tablent même sur une hausse modérée des prix (entre 1,5 et 2 %). Mais cela ne doit pas vous empêcher de réaliser votre projet ! En effet, des opportunités existent, notamment dans l’acquisition de biens nécessitant des travaux. De plus, le contexte législatif (prêt à taux zéro pour les primo-accédants, dispositif Jeanbrun pour les investisseurs, aides à la rénovation énergétique) permet aux ménages d’équilibrer leur budget et de gagner en pouvoir d’achat immobilier.
En résumé
En 2026, la baisse généralisée des prix de l’immobilier n’a pas lieu. Le marché se stabilise, avec des hausses modérées dans les zones tendues et des corrections ciblées dans certaines métropoles et territoires moins attractifs. Plus que jamais, l’évolution des prix dépend de la localisation, de la qualité du bien et de sa performance énergétique. Pour les acheteurs comme pour les vendeurs, 2026 reste une année propice, à condition d’adopter une stratégie immobilière adaptée au marché local.
[i] Source : Meilleurs Agents
[ii] Source : Le Figaro Immobilier
[v] Source : Le Journal de l'Agence
[vi] Sources : Le Journal de l'Agence
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