Améliorer le confort d’été d’un logement locatif devient essentiel pour fidéliser les locataires et préserver la valeur du patrimoine face à la hausse des températures. Mais si certains équipements relèvent d’une obligation légale pour le propriétaire, ce n’est pas le cas des volets ou de la climatisation.
Avec la multiplication des épisodes de canicule, le confort thermique d’été devient un véritable critère de qualité. Un appartement qui se transforme en étuve dès les premières chaleurs peut être moins attractif pour les candidats à la location et inciter un locataire à chercher un logement plus confortable à l’issue de son bail.
Propriétaire, vous aimeriez améliorer le quotidien de vos occupants et préserver l’attractivité de votre bien ? Voici les améliorations que vous pouvez apporter dans votre logement locatif.
Confort thermique d’été : quelles obligations pour le propriétaire ?
Pour comprendre la notion de logement confortable sur le plan thermique en été, il faut aller voir du côté de la RE 2020. Cette norme considère en effet qu’un logement devient inconfortable en période de fortes chaleurs quand la température dépasse :
- 28 °C la journée ;
- 26 °C la nuit.
La température ressentie au-delà de ces seuils peut impacter les activités de la vie quotidienne et la santé de l’occupant.
Si la RE 2020 intègre le confort thermique d’été dans les objectifs de construction des bâtiments neufs, elle ne crée pas d’obligation de mise aux normes pour les logements construits avant le 1er janvier 2022.
De plus, quelle que soit leur date de construction, les appartements et maisons en location doivent respecter :
- Les exigences liées au diagnostic de performance énergétique (DPE), puisqu'il est par exemple interdit de mettre des logements étiquetés G en location ;
- Le décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 qui oblige le propriétaire à mettre un logement décent à la disposition du locataire.
Or, une température très élevée en été ne constitue pas actuellement un critère de non-décence du logement. De même, si le confort estival est pris en compte lors du DPE, le fait d’être une bouilloire thermique ne justifie pas à lui seul une interdiction de location.
Mais alors, quels sont les équipements obligatoires dans un logement ?
Certains équipements, qui permettent de rafraîchir un logement en été, sont légalement obligatoires.
L’article R1331-35 du Code de la santé publique impose ainsi un dispositif d’occultation de la lumière dans les pièces dédiées au sommeil. Il peut s’agir de volets, de persiennes ou d’un équipement d’effet équivalent. Vous n’êtes donc pas obligé de faire poser des volets. Vous pouvez aussi opter pour des rideaux ou des stores occultants.
La VMC est aussi obligatoire pour les appartements et les maisons construits après 1982. Dans les biens plus anciens, rien n’oblige le propriétaire à installer un système de ventilation. Le logement doit seulement répondre à l’obligation d’aération suffisante pour être considéré comme décent.
Enfin, aucun texte n’impose à un propriétaire de proposer une climatisation dans une maison ou un appartement, même si le locataire le demande.
Pourquoi améliorer le confort d’été de son investissement locatif ?
Améliorer le confort d’été d’un logement destiné à la location s’avère intéressant pour un propriétaire, même en l’absence d’obligation légale.
Le confort thermique d’été peut réduire le turn-over des locataires et la vacance locative. Un occupant qui bénéficie d’un logement agréable toute l’année est davantage susceptible d’y rester. Lors de la remise en location, un bien qui reste supportable pendant les fortes chaleurs sera plus attractif pour les futurs locataires qu’un appartement sans volets ni système de ventilation, et d'autant plus après l'été 2026.
De plus, certains équipements, comme la climatisation, peuvent justifier un loyer plus élevé, surtout dans les régions les plus exposées à la canicule.
Améliorer le confort thermique d’été dans un bien mis en location aide aussi à se préparer aux futures exigences réglementaires qui pourraient apparaître, compte tenu des évolutions du climat.
Comment améliorer le confort d’été de votre logement mis en location ?
Votre DPE vous donne des indications sur les faiblesses du logement face aux fortes chaleurs et vous aide à orienter les travaux de rénovation et d’amélioration. Les solutions les plus pertinentes consistent à empêcher la chaleur d’entrer, puis à faciliter son évacuation.
Protéger le logement du soleil
Installer des volets, stores extérieurs, brise-soleil ou autres protections solaires empêche la chaleur de traverser les vitres et d’entrer dans le logement.
Renforcer l’isolation
L’isolation de la toiture, des combles et des murs contribue au confort thermique. Elle empêche la chaleur de pénétrer dans le logement en été, et l’hiver, elle la conserve à l’intérieur.
Si le logement est situé en copropriété et que les travaux d’isolation du bâtiment ne sont pas au programme, l’installation de fenêtres double vitrage peut améliorer les performances thermiques toute l’année.
Favoriser la ventilation
La VMC fait baisser la température à l’intérieur du logement en évacuant l’air chaud et en renouvelant l’air intérieur.
Les ventilateurs de plafond et les brasseurs d’air contribuent à améliorer le confort thermique estival. S’ils ne font pas baisser le thermomètre, ils apportent une sensation de fraîcheur grâce au mouvement de l’air.
Rafraîchir le logement
La climatisation classique ou réversible (pompe à chaleur air-air) fait baisser rapidement la température lors des fortes chaleurs. Souvent très prisée des locataires, elle peut cependant avoir un impact négatif sur votre DPE et l’environnement. Faites attention à sa puissance et à sa consommation d’énergie.
Dans une maison individuelle, l’installation d’un puits canadien (ou provençal) constitue une alternative écologique. Il utilise la fraîcheur naturelle du sol pour rafraîchir l’air insufflé dans le logement à moindre coût.
Quels équipements prévoir pour améliorer le confort thermique d’été dans un meublé ?
Si votre logement est loué meublé, quelques équipements amélioreront le confort du locataire sans nécessiter de dépenses ou de travaux importants. Vous pouvez notamment mettre à sa disposition :
- Un ou plusieurs ventilateurs ;
- Une literie adaptée aux fortes chaleurs, avec un matelas à deux faces ou une couette légère ;
- Un climatiseur mobile, si la configuration du logement s’y prête.
Ces éléments constituent un argument à mettre en avant dans l’annonce pour différencier le logement.
Combien coûtent les principales solutions pour améliorer le confort d’été ?
Le budget des solutions possibles pour améliorer le confort d'été dans un logement dépend fortement de la surface dudit logement, de son état, de son exposition, de la nature des travaux et des matériaux sélectionnés. Il est donc préférable de demander plusieurs devis avant de se lancer.
Voici quelques ordres de prix indicatifs :
|
Aménagement |
Prix moyen |
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Isolation |
25 à 70 €/m² |
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Fenêtres double-vitrage |
Entre 400 et 1000 €/fenêtre |
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VMC |
300 à 800 € |
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Pompe à chaleur réversible |
1 500 à 10 000 € |
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Climatiseur mobile |
200 à 600 € |
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Volets |
100 à 1 500 € |
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Stores intérieurs |
10 à 400 € |
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Ventilateur de plafond |
70 à 1 500 € |
Notez que certaines dépenses peuvent donner droit à des aides financières, et notamment en ce qui concerne la rénovation énergétique.
Foire aux questions
Quels sont les critères pour qu’un logement soit considéré comme "thermiquement inconfortable" en été selon la réglementation ?
La RE 2020 définit un logement comme inconfortable en été lorsque la température dépasse 28°C le jour et 26°C la nuit. Cependant, ces seuils ne s’appliquent pas aux logements construits avant 2022 et ne constituent pas une obligation légale pour les propriétaires bailleurs.
Existe-t-il des aides financières pour améliorer le confort d’été d’un logement locatif ?
Oui, certaines solutions comme l’isolation ou l’installation d’une VMC peuvent bénéficier d’aides à la rénovation énergétique (MaPrimeRénov’, CEE, etc.). Il est ainsi conseillé de vérifier les dispositifs éligibles selon la nature des travaux et la localisation du bien.
Comment concilier confort d’été et performance énergétique sans alourdir le DPE ?
Privilégiez des solutions passives (stores extérieurs, isolation, ventilation naturelle) ou des systèmes peu énergivores comme les puits canadiens. Les climatiseurs réversibles doivent, eux, être choisis avec soin pour limiter leur impact sur le DPE.
Un locataire peut-il exiger des travaux pour améliorer le confort d’été ?
Non, sauf si le logement ne respecte pas les critères de décence (absence de dispositif d’occultation dans les chambres, etc.). Le propriétaire reste libre d’investir dans des améliorations, mais celles-ci ne sont pas obligatoires en l’état actuel de la réglementation.
