Pas de CDI ? Voici comment valoriser votre dossier locatif
Les loyers impayés sont la hantise des bailleurs. Pour s’en prémunir, ils ont... Voir plus
Un impayé de loyer ne déclenche pas forcément une procédure d’expulsion, surtout s’il est pris en charge rapidement. Mais pour éviter d’aggraver la dette locative, le locataire doit notamment prévenir son propriétaire et son garant au plus vite. En effet, la signature de l’acte de cautionnement est un engagement et la loi exige que le garant régularise la situation.
Depuis la signature du bail de votre appartement, vous avez toujours réglé votre loyer en temps et en heure. Mais ce mois-ci, vous êtes déjà dans le rouge avant même d’avoir reçu votre quittance de loyer et vous ne voyez vraiment pas comment éviter l’impayé ?
Vous n’êtes pas le seul à vivre cette situation très inconfortable.
En effet, le taux national moyen d’impayés de loyer était de 3,50 % en 2025, alors qu’il n’était que de 2,10 % en 2005. Comme l’explique Jérôme Drunat, directeur général de l’Association pour l’accès aux garanties locatives : « Dans la majeure partie des cas, l’impayé de loyer est dû à un accident de la vie et le locataire fait ce qu’il peut pour rembourser ».
Si c’est également votre cas, ne paniquez pas : un impayé de loyer ne signifie pas que vous allez vous faire expulser. De plus, il existe des solutions pour résorber votre dette locative. Par exemple, vous pouvez faire intervenir votre garant pour éviter de laisser traîner l’impayé. Plus tôt la dette sera réglée, plus tôt la relation avec votre propriétaire bailleur sera apaisée.
Il y a évidemment plusieurs cas de figure dans lesquels il est possible de s'en remettre à son garant.
Un locataire peut rencontrer des difficultés financières ponctuelles qui peuvent retarder le règlement de son loyer, comme :
Malheureusement, il arrive que les difficultés financières s’installent dans la durée. Cela peut notamment s’expliquer par un chômage de longue durée, un surendettement ou même une séparation qui entraîne une forte perte de revenus.
À la différence d'une incapacité ponctuelle de payer son loyer, l’impayé prolongé est beaucoup plus difficile à résorber et peut forcer le propriétaire bailleur à engager une procédure d’expulsion à l’encontre de son locataire.
Oui, c’est justement ce que permet la Caution de Garantme. En cas de défaillance du locataire, le propriétaire bailleur est assuré de recevoir le règlement du loyer dans un délai de 5 jours ouvrés après la déclaration du sinistre.
Votre propriétaire bailleur a opté pour la GLI ?
Bonne nouvelle, avec la garantie loyer impayé, il est également assuré de recevoir les sommes dues en temps et en heure, même si, de votre côté, vous êtes en retard. Toutefois, l'assureur reviendra vers vous dans les plus brefs délais pour récupérer son dû...
Voici la procédure à suivre si vous avez besoin de faire intervenir votre garant pour payer votre loyer, du moins le temps de régler vos difficultés.
Vous savez que vous risquez d’avoir du retard dans le paiement de vos prochains loyers ? La plus grosse erreur que vous pourriez faire serait de laisser la situation s’enliser. Contactez votre propriétaire le plus vite possible pour l’informer de vos difficultés financières, même si elles sont temporaires. Votre bonne foi sera forcément appréciée et participera très probablement à préserver un climat serein.
En parallèle, contactez votre garant pour anticiper la demande de prise en charge du loyer. Même si la situation est inconfortable, la proactivité est votre meilleur atout.
Nous vous recommandons également de formaliser votre situation financière par écrit. Vous pouvez notamment y expliquer l’origine de vos difficultés, leur caractère temporaire ou durable ainsi que les démarches déjà entreprises pour régulariser la situation, notamment la demande d’intervention du garant.
N’hésitez pas à y inclure des justificatifs, comme une attestation de chômage ou tout autre document qui explique la baisse de revenus.
Certes, cette formalisation ne réglera pas le problème de fond, à savoir les loyers impayés, mais elle participera à l’instauration d’un climat de confiance. En effet, le propriétaire bailleur sera plus enclin à trouver une solution à l’amiable s’il a une meilleure compréhension de votre situation actuelle.
Votre garant accepte d’intervenir pour régulariser les loyers impayés ? Dans ce cas, il devra directement payer la dette locative au propriétaire bailleur.
Un échéancier de remboursement pourra bien évidemment être mis en place, mais les conditions seront forcément plus souples si le climat est serein entre le locataire, le propriétaire et le garant, d’où l’importance de tout bien anticiper dès le départ.
Attention, même si le garant se porte caution, la dette ne disparaît pas vraiment. En effet, le garant est en droit de demander à ce que vous lui remboursiez les sommes avancées. C’est d'ailleurs la même chose avec la GLI : l’assurance va forcément vous demander le remboursement de la dette.
Un garant qui refuse de payer, c’est un coup dur pour le locataire, mais aussi pour le propriétaire.
En théorie, selon la loi, un garant est dans l’obligation de régler la dette locative, car il a signé un acte de cautionnement qui l’engage. Toutefois, en pratique, recouvrer les sommes auprès d’un garant peut prendre plusieurs mois s’il décide de faire la sourde oreille à la procédure d’injonction de payer. Seule l’intervention du juge du tribunal d’instance peut débloquer la situation, avec la délivrance d’une formule exécutoire sur l’injonction, qui autorise la saisie des biens du garant.
Mais pendant ce temps, vous êtes toujours endetté...
Autant dire que si votre garant refuse de régler votre dette locative, il est impératif que vous trouviez une alternative pour régler la situation et éviter l’expulsion.
Sachez au passage qu'avec la Caution Garantme (acceptée sur dossier), vous payez pour avoir un garant. Vous n'avez donc aucun risque de vous retrouver démuni, contrairement à un proche ou à un ami qui peut tout tenter pour renier son engagement.
Si les démarches auprès de votre garant prennent trop de retard, il vous reste quelques cartes à jouer pour vous sortir de ce mauvais pas.
Faire intervenir un garant pour les loyers impayés n’est pas possible dans votre situation ? Vous n’avez pas souscrit à une caution de type Garantme ? Dans ce cas, n’attendez pas et rapprochez-vous rapidement de votre propriétaire bailleur pour négocier un plan d’apurement. Cet accord amiable permet d’étaler le remboursement des loyers impayés sur plusieurs mois.
Bien évidemment, ce dernier ne peut fonctionner que si le locataire s’engage à régler en temps et en heure ses prochains loyers. Cette solution est donc plutôt à privilégier si vous rencontrez des difficultés passagères qui vont rapidement se résorber.
Les locataires en situation de précarité peuvent demander une aide financière pour régler les frais liés à leur logement, comme avec le fonds de solidarité pour le logement (FSL), porté par les départements, qui peut prendre la forme d’un prêt ou d’une subvention.
Cette aide, uniquement destinée au paiement des dettes de loyers, n’est toutefois pas accessible à tous. En effet, les revenus des personnes qui habitent dans le logement ne doivent pas dépasser un plafond maximum. Son montant peut également varier selon le niveau de ressources. De plus, chaque FSL a ses propres critères d’attribution, donc n’hésitez pas à vous adresser à la CAF de votre secteur pour en savoir plus.
Pour vous sécuriser face aux impayés, le mieux reste de souscrire à la Caution Garantme dès la signature du bail de location.
En d'autres termes, si un impayé de loyer n’est jamais une situation anodine, il ne conduit pas automatiquement à une expulsion, surtout lorsqu’il est pris en charge rapidement. Prévenir son propriétaire, solliciter son garant et rechercher des solutions dès les premières difficultés permet souvent d’éviter que la dette s’aggrave. De plus, plus le dialogue est engagé tôt, plus il est facile de trouver un accord amiable et de préserver une relation sereine avec le bailleur. Pour autant, afin de davantage sécuriser la location, mieux vaut anticiper dès la signature du bail avec une caution fiable et/ou des garanties adaptées.
Si votre garant ne respecte pas son acte de cautionnement, vous pouvez engager une procédure d’injonction de payer via le tribunal d’instance. Le juge peut délivrer une formule exécutoire permettant la saisie de ses biens. En parallèle, sollicitez des aides comme le FSL ou un échéancier avec votre propriétaire pour éviter l’expulsion.
Un garant physique peut refuser de payer ou être insolvable, tandis qu’une GLI (comme Garantme) couvre systématiquement les impayés sous 5 jours ouvrés. La GLI évite aussi les conflits relationnels, mais nécessite une souscription avant la signature du bail.
Envoyez une lettre recommandée avec AR en expliquant votre situation, accompagnée de justificatifs (attestation Pôle Emploi, relevés bancaires, etc.). Proposez un plan de remboursement réaliste et montrez votre proactivité en contactant les organismes d’aides (CAF, FSL).
Oui, des solutions comme le FSL (Fonds de Solidarité pour le Logement) ou les aides locales (CCAS) peuvent couvrir partiellement les impayés. Certaines associations (comme la Croix-Rouge) proposent aussi un accompagnement social. Pensez à contacter votre mairie pour connaître les dispositifs disponibles.
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