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Assurance habitation locataire : tarifs, garanties et erreurs à éviter

Rédigé par Équipe garantme | 12 juin 2026 07:00:01

Choisir une assurance habitation ne consiste pas seulement à trouver le tarif le plus bas. Derrière quelques euros d’écart par mois se cachent parfois des différences importantes de garanties, de franchises ou de plafonds d’indemnisation. Un contrat mal adapté peut laisser à votre charge plusieurs milliers d’euros après un sinistre. Que vous soyez étudiant, en colocation ou installé dans un logement familial, certaines protections sont essentielles pour sécuriser votre logement et vos biens.

Pour beaucoup de locataires, l’assurance habitation reste une formalité administrative imposée au moment de signer le bail. Mais une fois installés, rares sont ceux qui prennent le temps de vérifier si leur contrat protège réellement leurs biens et leur responsabilité. Or, l’assurance minimale obligatoire couvre uniquement certains dommages causés au logement. En cas de cambriolage, d’incendie ou de dégât des eaux chez un voisin, les frais peuvent vite devenir très élevés. Comparer les garanties et comprendre les limites de chaque contrat est donc essentiel pour éviter de payer le prix fort après un sinistre.

L’assurance habitation locataire est-elle obligatoire ?

Oui. La loi oblige les locataires à souscrire une assurance habitation lorsqu’ils signent un bail d’habitation (y compris un bail mobilité). Vous devez d'ailleurs fournir une attestation au bailleur ou à l’agence immobilière lors de l’entrée dans les lieux. Sans ce document, la remise des clés peut être refusée.

Cette obligation s’applique pendant toute la durée de la location. Le propriétaire a le droit de vous demander de lui transmettre votre attestation d’assurance chaque année, et si vous n’êtes plus assuré, il peut :

  • Résilier le bail ;
  • Souscrire une assurance à votre place, à vos frais.

Assurance habitation et colocation : comment ça marche ?

Deux cas de figure sont possibles si vous vivez en colocation :

  • Les occupants souscrivent ensemble un seul contrat d’assurance habitation pour la colocation ;
  • Chaque colocataire souscrit un contrat en son nom.

Avec un contrat unique, la gestion est simplifiée, mais il faut modifier l’assurance à chaque changement de colocataire. De plus, tous les occupants doivent se mettre d’accord sur le contrat.

Avec un contrat individuel, chaque colocataire s’assure en fonction de ses besoins. Il est alors essentiel de bien coordonner les garanties pour éviter les zones non couvertes, en particulier dans les parties communes.

Quelles sont les garanties indispensables quand on assure son logement ?

Voici les garanties que vous devez absolument inclure pour pouvoir louer un logement et éviter de supporter des coûts parfois très élevés après un sinistre.

La garantie risques locatifs

C’est le minimum imposé par la loi. La garantie contre les risques locatifs couvre les dommages au logement lui-même en cas d’incendie, d’explosion ou de dégât des eaux.

Sans cette garantie, le locataire peut être tenu  financièrement responsable du préjudice causé au logement loué. Il devra alors lui-même indemniser le propriétaire si une baignoire qui déborde endommage le parquet ou si un incendie ravage les lieux.

La responsabilité civile (recours voisins et tiers)

Nous vous conseillons d’adhérer également à la garantie recours des voisins et des tiers. Cette assurance responsabilité civile indemnise effectivement les dommages causés à autrui, par exemple un voisin victime d’un dégât des eaux que vous avez provoqué.

Quelles garanties complémentaires choisir pour son assurance habitation ?

Vous devez également protéger vos biens des dommages que vous ou un tiers inconnu pourriez leur causer. Ces garanties sont proposées dans les contrats multirisques habitations (MRH).

La protection des biens (vol, vandalisme)

Cette garantie couvre vos effets personnels en cas de vol, de cambriolage, d’effraction ou de dégradations volontaires. Vous pourrez ainsi remplacer les objets dérobés après un cambriolage.

Le remboursement en valeur à neuf

Lorsque l’assurance habitation vous indemnise, elle applique un coefficient de vétusté, c’est-à-dire une décote sur le prix d’achat de vos biens.

Par exemple, votre télévision perd 31 % de sa valeur après trois ans et vos vêtements 95 % ! Même s’ils sont encore en parfait état ! Alors qu'avec la valeur à neuf, votre assureur vous rembourse sur la base du prix d’achat initial.

L’assistance en cas d’urgence

Cette garantie permet de bénéficier d’une aide en cas de sinistre. Les prestations incluses varient en fonction des contrats, mais prévoient généralement :

  • L’intervention d’un serrurier ;
  • L’hébergement temporaire si le logement est inhabitable.

Des garanties spécifiques selon votre situation

Certaines situations nécessitent des garanties complémentaires, à l'image :

  • Des objets de valeur, si vous possédez des bijoux, du matériel informatique spécialisé, des œuvres d’art, des objets de collection, etc.
  • Des dépendances, comme les caves, garages, piscines ou annexes, qui doivent être déclarés pour être couvertes.

Enfin, si vous souhaitez une protection optimale, vous pouvez ajouter d'autres options :

  • Bris de glace pour être indemnisé si vous cassez vos vitres, fenêtres ou miroirs accidentellement ;
  • Accidents électriques pour couvrir les dégâts subis par les appareils électroménagers ou électroniques.

Bon à savoir : Dès que vous souscrivez une garantie « Dommages aux biens » (incendie, vol, etc.) dans un contrat MRH, la garantie Catastrophe naturelle est automatiquement incluse.

Comment bien choisir son assurance habitation ?

Vous avez le droit de choisir librement votre assurance habitation. Le propriétaire ne peut pas vous imposer une compagnie d’assurance plutôt qu’une autre. Il ne peut pas non plus exiger que vous adhériez à certaines garanties, hormis celles prévues par la loi.

Nous vous recommandons toutefois de demander plusieurs devis et de les comparer avant de choisir votre assurance. Vous pouvez vous adresser à des assureurs que vous connaissez, à des banques ou utiliser un comparateur en ligne.

Une fois que vous avez reçu vos devis, comparez-les attentivement, et faites attention :

  • Aux garanties incluses et à leur périmètre : quels sont les éléments couverts par chaque garantie ?
  • Au prix : certains assureurs, comme Lovys, proposent des offres à partir de 3,99 € ;
  • Aux conditions d’indemnisation, notamment les franchises (la somme déduite de votre indemnisation) et les plafonds de remboursement (le montant maximal que verse l’assurance) ;
  • Aux exclusions de garanties, car certaines clauses, comme la clause d’inhabitation ou les obligations de sécurité, peuvent limiter voire annuler l’indemnisation en cas de sinistre ;
  • Aux services compris, en particulier la présence ou non d’une protection juridique ou d’une assistance 24h/24.

De même, le mode de gestion du contrat peut faire la différence. Les assurances en ligne offrent souvent plus de flexibilité, la possibilité de déclarer les sinistres depuis une app et des tarifs compétitifs. Les agences physiques proposent, elles, un cadre plus rassurant.

Les pièges à éviter dans votre contrat d’assurance habitation

Lorsqu'on cherche une assurance habitation, surtout quand on veut faire des économies, certaines erreurs peuvent coûter cher en cas de sinistre :

  • Choisir un plafond d’indemnisation trop bas, notamment pour les objets de valeur, car cela peut  fortement limiter le remboursement après un sinistre ;
  • Accepter une franchise trop élevée, car en cas de sinistre (bris de glace, par exemple), elle peut être supérieure au montant des réparations et vous ne toucherez rien ;
  • Sous-estimer la valeur de vos biens, car en cas de vol ou de dommages, votre indemnisation sera insuffisante au regard de votre perte.

Exemples de tarif et de garanties pour une assurance habitation

Le prix de l’assurance habitation varie en fonction :

  • De l’adresse, de l’étage et de la surface du logement ;
  • De la valeur des biens à assurer ;
  • Du contrat (garanties, franchises, plafond d’indemnisation) et de l’assureur.

Voici des exemples de simulation de prix pour une assurance habitation en fonction de différents profils.

Profil

Type de logement

Garanties

Prix

Étudiant

Studio 15 m² à Bordeaux

Assurance contre les risques locatifs

7,75 €/mois

Couple d’actifs

2 pièces 30 m² à Pau

MRH (vol, valeur à neuf, bris de glace, dommages électriques)

18 €/mois

Colocation de 3 personnes

4 pièces, 65 m² à Strasbourg

Assurance contre les risques locatifs + recours des voisins et des tiers

23 €/mois

 

En d'autres termes, l’assurance habitation est obligatoire pour un locataire. Mais le minimum légal, à savoir l’assurance contre les risques locatifs, ne couvre ni vos biens ni les dommages que vous causez aux voisins. Afin d’être bien protégé, mieux vaut souscrire une assurance multirisque habitation (MRH) et prêter une attention toute particulière aux garanties.

 

Foire aux questions

Peut-on résilier son assurance habitation locataire à tout moment ?

Non, la résiliation dépend des conditions de votre contrat. Généralement, vous pouvez résilier à la date d’échéance annuelle avec un préavis de 1 à 2 mois. Certaines situations (déménagement, changement de situation familiale) permettent une résiliation anticipée.

Comment déclarer un sinistre à son assurance habitation ?

Contactez votre assureur dans les 5 jours ouvrés (2 jours pour un vol) via leur plateforme en ligne, par téléphone ou en agence. Préparez les preuves (photos, constats, témoignages) et conservez les objets endommagés jusqu’à expertise si nécessaire.

Les animaux domestiques sont-ils couverts par l’assurance habitation ?

La responsabilité civile incluse dans votre contrat couvre généralement les dommages causés par vos animaux à des tiers (morsure, par exemple). En revanche, leurs propres blessures ou maladies ne sont pas prises en charge. Une assurance spécifique est recommandée pour ce dernier cas.

Que faire si mon assureur refuse de m’indemniser après un sinistre ?

Vérifiez les exclusions de votre contrat. Si le refus semble injustifié, envoyez une réclamation écrite à votre assureur, puis saisissez le médiateur de l’assurance ou un avocat spécialisé si nécessaire.