Agent Immobilier | Blog Garantme

La formation des collaborateurs immobiliers en 2026

Rédigé par Équipe garantme | 13 févr. 2026 08:00:01

Attendu depuis plus de 10 ans, le décret de formation initiale des collaborateurs immobiliers devrait enfin être mis en application en juillet 2026. Les agences immobilières et les réseaux de mandataires ont tout intérêt à se tenir prêts dès aujourd’hui pour anticiper la mise en place de cette obligation, prévue dans la loi ALUR depuis 2014.

C’est un feuilleton qui devrait enfin avoir son dénouement en 2026 ! 

Le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, a annoncé en décembre 2025, à l’occasion du Congrès IMMO 2025, que le décret portant sur la formation initiale des collaborateurs immobiliers devrait enfin être appliqué au 1er juillet 2026

Il faut dire que ce décret est fortement attendu par les professionnels de l’immobilier. En effet, on parle de la formation des collaborateurs immobiliers depuis la promulgation de la loi ALUR… en 2014. 

Les agences immobilières et les réseaux de mandataires pourraient donc bientôt avoir de nouvelles obligations légales à respecter, du moins, si le gouvernement parvient enfin à publier le décret au printemps pour une application dès cet été. 

Un décret repoussé, mais attendu par les professionnels de l’immobilier

La loi ALUR, qui encadre les métiers de l’immobilier depuis 2014, a fixé des objectifs ambitieux en matière de formation. Celle-ci prévoyait notamment que toute personne travaillant en agence devait justifier d’un socle minimum de compétences immobilières pour pouvoir exercer

Sauf que, pour atteindre les objectifs fixés par la loi ALUR, la publication d’un décret fixant les conditions de compétence professionnelle initiale des collaborateurs d’agents immobiliers était nécessaire. 

Et force est de constater que ce dossier n’a pas avancé en 10 ans !

La FNAIM a donc saisi le Conseil d’État début 2025 pour demander le déblocage de la situation, qui lui a donné raison et a laissé un délai de 6 mois au Gouvernement pour répondre à l’injonction et enfin publier le décret tant attendu. 

Sans surprise, le 25 août 2025, le décret n’avait toujours pas été publié, laissant dans le flou les agences immobilières et les réseaux de mandataires quant à la nécessité de former leurs équipes. 

Lors du Congrès IMMO 2025, le ministre de la Ville et du Logement avait demandé encore un peu de patience aux professionnels de l’immobilier : oui, le décret sera bien publié, mais pour cela, il faudra attendre avril 2026, ce qui laisse espérer une mise en application au 1er juillet 2026. 

La formation des collaborateurs immobiliers en pratique :

Pour pouvoir exercer en tant que professionnel de l’immobilier, il devrait être demandé de suivre une formation initiale de 42 heures. Les professionnels justifiant de 18 mois d’expérience dans un poste similaire ne devraient toutefois pas être concernés.

Pourquoi le décret sur la formation initiale des collaborateurs immobiliers n’est-il toujours pas publié ?

Mais pourquoi la publication du décret sur la formation des collaborateurs immobiliers met-elle autant de temps ? Plusieurs pistes permettent de comprendre pourquoi les obligations prévues par la loi ALUR ne sont toujours pas respectées début 2026. 

Les réseaux de mandataires pointés du doigt… à tort !

Les réseaux de mandataires ont longtemps été accusés de ne pas pousser la mise en application du décret. En réalité, comme le rappelle Vincent Pavanello, président de la Maison des Mandataires, ils investissent déjà dans la formation initiale des nouveaux conseillers, ces derniers étant le plus souvent dans un parcours de reconversion professionnelle. 

Des modalités de formation à adapter au contexte actuel

Pour rappel, la Loi ALUR a été promulguée il y a plus de 10 ans. 

Pendant ce laps de temps, la formation professionnelle a beaucoup évolué. 

En effet, depuis la crise sanitaire, la formation en distanciel s’est beaucoup développée. Mais le distanciel a ses détracteurs, alors que le format a fait ses preuves pour d’autres secteurs, avec une obligation de formation initiale comme celui du courtage de crédit ou de l’assurance. 

Une formation de qualité équivalente sur tout le territoire

La qualité de la formation est également au cœur des débats : 

  • Les professionnels de l’immobilier doivent s’accorder sur son contenu. Si les fondamentaux ainsi que les aspects juridiques et réglementaires doivent être abordés, d’autres problématiques font sens en 2026 : les discriminations, le blanchiment d’argent ou encore la rénovation énergétique. 
  • Du côté de la FNAIM et de l’UNIS, c’est la qualité de la formation qui pose problème. En effet, comment assurer une qualité équivalente sur tout le territoire ? Pour l’instant, la piste d’une formation dispensée par un organisme de formation disposant de la certification Qualiopi est envisagée. 

Et si le problème venait du coût de la formation des collaborateurs immobiliers ?

La difficile mise en place de la formation initiale des conseillers immobiliers ne serait-elle pas liée à un problème de coût ? Vincent Pavanello le rappelle : « Se former n’a pas de prix, mais cela a un coût ». 

Et si les réseaux de mandataires prennent déjà en charge la formation initiale des conseillers immobiliers, on peut se demander si les agences immobilières ne craignent pas un coût de formation trop élevé, qui risquerait à terme de réduire l’attractivité du secteur. 

Anticipez la formation de votre équipe dès aujourd’hui

Après plusieurs faux départs, l’application du décret de formation des collaborateurs immobiliers n’a jamais été aussi proche. Les professionnels de l’immobilier, qu’il s’agisse d’agences traditionnelles ou de réseaux de mandataires, ont donc tout intérêt à se tenir prêts pour sa mise en place dès cet été ! 

Se mettre en conformité, en prévoyant notamment un budget pour la formation de son équipe, peut être une piste pour se préparer dès aujourd’hui. 

En effet, même s’il s’agit d’un coût, il ne faut pas le voir comme une contrainte financière, mais plutôt comme un investissement qui permettra à terme de gagner en crédibilité auprès des clients. De nos jours, les compétences des professionnels de l’immobilier ne sont pas suffisamment valorisées : la mise en place du nouveau décret devrait enfin permettre une professionnalisation du secteur qui sera à la fois profitable aux agences et aux mandataires.