Alors que le Budget est au cœur des débats depuis déjà plusieurs semaines, le gouvernement a surpris les professionnels de l’immobilier et les propriétaires en annonçant, le 18 novembre 2025, une hausse de la taxe foncière en 2026. Une augmentation qui devrait rapporter près de 466 millions d’euros aux collectivités locales.
Les réactions, très mitigées, ont été immédiates, mais même si Bercy n’exclut pas un rétropédalage, les propriétaires ont tout intérêt à se préparer dès aujourd’hui à cette hausse de la taxe foncière en 2026, notamment s’ils disposent de plusieurs logements, et ce, pour éviter une majoration dans les prochains mois.
On vous explique tout ce qu’il faut savoir sur la hausse de la taxe foncière en 2026 ainsi que l’impact de la mesure sur les propriétaires.
Depuis l’annonce du gouvernement, les rebondissements s’enchaînent : la hausse de la taxe foncière en 2026 aura-t-elle vraiment lieu ?
18 novembre 2025, coup de tonnerre chez les propriétaires.
Selon le Parisien, Bercy envisagerait une hausse de la taxe foncière en 2026 et près de 7,4 millions de logements seraient concernés.
Amélie de Montchalin, ministre des Comptes Publics, a d'ailleurs rapidement confirmé l’information. Oui, le gouvernement entend bien faire passer cette réévaluation qui pourrait rapporter 466 millions d’euros aux collectivités locales.
Toutefois, la ministre a également indiqué qu’une consultation flash allait être mise en place avec les parlementaires et les collectivités territoriales.
En effet, les réactions ne se sont pas fait attendre après l’annonce surprise du gouvernement. Sylvain Grataloup, président de l’Union Nationale des Propriétaires Immobiliers, a dénoncé la démarche de Bercy : « Décidée sans transparence ni concertation, cette réévaluation pénalisera une nouvelle fois des millions de propriétaires ». Il est vrai que la taxe foncière a déjà subi une hausse de 37,3 % en 10 ans. C'est donc un nouveau coup de massue pour les propriétaires, alors que le contexte financier est déjà loin d’être favorable, notamment pour l’investissement locatif.
Ce n’est pas la première fois que l’UNPI monte au créneau contre l’augmentation de la taxe foncière !En 2019, le département de l’Isère avait revalorisé la taxe foncière de 80 000 logements. Soutenus par l’UNPI, 30 propriétaires ont obtenu gain de cause fin 2023 devant le tribunal administratif de Grenoble. |
Face aux vives contestations, la menace d'une annulation plane donc bel et bien sur la mesure. Toutefois, pour éviter les mauvaises surprises en 2026, il est recommandé aux propriétaires de se préparer dès aujourd’hui à la revalorisation de la taxe foncière, qui devrait coûter 63 € supplémentaires par habitation à partir de l’année prochaine.
Amélie de Montchalin défend la mesure en indiquant que « l’objectif est de s’assurer que tous les propriétaires sont taxés de manière équitable : chacun paie selon le type de logement qu’il détient », ce qui ne serait pas le cas à l’heure actuelle.
Toujours selon le gouvernement, certains propriétaires ne déclarent pas les éléments de confort dans leurs logements, alors même que ces derniers sont pris en compte dans le calcul de la taxe foncière. Ainsi, l’eau courante, l’électricité ou la présence d’un WC et d’un lavabo augmentent artificiellement le nombre de mètres carrés de l’habitation, ce qui impacte le montant de la taxe foncière.
La mesure prévoit ainsi l’ajout automatique des éléments de confort au calcul de la taxe foncière, et ce, pour pallier aux règles édictées dans les années 70, à une époque où de nombreux logements n’étaient pas équipés des éléments de confort aujourd’hui considérés comme standards. Néanmoins, des inégalités existent sur le territoire, comme à Paris où ¼ des logements manquerait encore d’un élément de confort.
Propriétaire d’un ou plusieurs biens en location, la future hausse de la taxe foncière en 2026 vous inquiète ? On vous explique comment vous préparer au mieux à la revalorisation de cet impôt pour vous mettre en conformité avec la loi.
Nous vous conseillons de ne pas attendre de recevoir votre avis d’imposition en août 2026 pour agir : prenez contact dès aujourd’hui avec l’administration fiscale pour demander le document 6675-M qui contient la liste des éléments de confort pris en compte pour calculer la valeur locative de votre bien.
Pour demander ce document à la DGFIP, il existe 3 solutions :
Si la liste des éléments de confort n’est pas complète, vous pourrez ainsi vous mettre en conformité. Par contre, si votre habitation n’est pas équipée de l’ensemble des éléments de confort, vous pourrez l’indiquer à l’administration fiscale pour éviter la majoration de l’impôt en 2026. Eh oui, si votre logement n’est pas équipé des 6 éléments de confort et que vous ne dites rien, l’administration fiscale appliquera automatiquement l’augmentation.
Les propriétaires qui ne se seront pas présentés avant avril 2026 aux services de la DGFIP verront leur taxe foncière augmenter de 63 € par logement, et ce, même si leur bien n’est pas équipé de l’ensemble des éléments de confort qui entrent dans le calcul de l’impôt.
Il sera toutefois possible de contester l’augmentation en fournissant des preuves (document officiel ou vidéo) au service des impôts afin d’obtenir un dégrèvement (mais il reste préférable d’agir dès aujourd’hui pour éviter les complications en 2026).
En tant que propriétaire bailleur, nous vous incitons fortement à faire un état des lieux de votre logement et à vous faire accompagner par un spécialiste de la fiscalité pour éviter les mauvaises surprises sur votre futur avis d’imposition.
Le gouvernement français envisage d’augmenter la taxe foncière pour 7,4 millions de logements dès 2026, soit une mesure décriée par les propriétaires dès le lendemain de son annonce. Malheureusement, si la mesure reste en place malgré la grogne des concernés, mieux vaut anticiper pour éviter une majoration dans les prochains mois.